Collectif de Lutte Antifasciste

19 février 2017

Et voilà le programme

Télécharger ou consulter le programme ici : Programme_FFA2017
(à imprimer en recto/verso pliage 2 plis roulé)

Visuel FFA17

 

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FESTIVAL DU FILM ANTIFASCISTE : 11eme !

Du 14 au 27 mars 2017, le Collectif de Lutte Antifasciste (CLA) et ses 20 partenaires présentent la 11ème édition du Festival du film antifasciste de Reims… devenu, avec le succès grandissant, Festival du film antifasciste de Reims, Cormontreuil et Epernay. 

 

Une édition avancée

Dans le contexte des élections présidentielles et législatives, le CLA et ses partenaires ont bousculé leur calendrier et présentent le Festival 2017 plus tôt dans l’année, afin que leur message commun ne soit pas confondu dans les débats partisans. Sans concession, le Festival se propose de décrypter l’actualité, d’apporter une grille de lecture antifasciste et défendre une société plus juste.

Ainsi, cette 11ème édition du Festival se tiendra pendant le Semaine nationale d’éducation contre le racisme et les discriminations, ajoutant à la symbolique, une dynamique autour de la sensibilisation du grand public.

 

La Culture pour touTEs

Cinéphiles, citoyenNEs engagéEs, étudiantEs, familles (séance à partir de 7 ans), publics habituellement éloignés de l’offre culturelle… Le Festival s’adresse à touTEs.

Pour favoriser la rencontre avec tous les publics, le Festival a choisi :

  • d’investir des lieux variés (cinémas, maison de quartier…) à Reims, Cormontreuil et Epernay, 
  • de faire découvrir des films pour tous les goûts (courts-métrages, fictions, documentaires et témoignages, comédie, thriller, films d’animations et même film de vampire) mais présentant toujours un réel intérêt cinématographique,
  • de proposer uniquement des entrées à prix libres et des tarifs réduits.

Le choix de la Maison de quartier Maison-Blanche pour accueillir la journée d’inauguration répond aussi au souci de défendre le Culture pour touTes. Cet ancien cinéma de quartier (L’Atalante), devenu MJC puis Maison de quartier, est aujourd’hui appelé à disparaître. Salle de projection mais aussi lieu d’échanges et de bouillonnement intellectuel, il est important pour nous de garder sa mémoire vivante et travailler à un maintien de structures culturelles de proximité.  

 

La programmation 2017

L’édition traite de sujets de société très variés, à l’image de l’antifascisme d’aujourd’hui, et en prise avec l’actualité. Discriminations sociales, réfugiéEs et exiléEs, libertés face au pouvoir des multinationales, féminisme, repli identitaire et communautaire, montée des extrémismes… seront mis en lumière.

Le Festival du film antifasciste n’est en aucun cas une succession de projections. Des débats et des rencontres avec les organisateurs et partenaires, des spécialistes des thèmes abordés, accompagnent chaque film. Le Festival vise à provoquer des rencontres, des moments d’échange, de prise de parole et de confrontation d’idées.

 

Programmes, infos pratiques... mais aussi interviews, extraits des films sélectionnés sur : https://www.facebook.com/FilmAntifa/

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Le spartenaires

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15 février 2017

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN

 

Nous avons fait le choix d'une entière indépendance politique et financière, condition essentielle en termes de liberté et de crédibilité quant à nos actions. Le Festival du film antifasciste - tout comme notre association - ne perçoit donc aucune subvention.

Nous faisons donc appel à votre conscience et votre générosité pour mener à bien la prochaine édition du Festival du film antifasciste.

En soutien, vous pouvez acheter le badge du Festival (2€) :     

ou faire un don en ligne du montant de votre choix :      

 

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07 décembre 2016

En téléchargement

Notre dernier bulletin (Autômne 2010) :

Bulletin___Recto

Bulletin___Verso

 

En 2009 :

Bulletin_CLA___Automne_2009

 

Promis, on met bientôt les autres en ligne

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09 mai 2016

CE SOIR - Soirée d'inauguration du Festival du fim antifasciste

 

Ciné-débat autour de "Patience, patience, t'iras au paradis !" MAIS AUSSI...
atelier slam ado/adulte, stands d'infos et présence des 16 partenaires, buvette et restauration légère à prix libre... 
(Nb : il n'est pas nécessaire de s'inscrire au préalable pour participer à l'atelier, Slam Tribu vous accueillera à partir de 18h) 
Programme complet de la soirée mais aussi extrait, interview de la réalisatrice Hadja Lahbib, entretien avec les partenaires, article de presse... tout pour vous donner envie de nous rejoindre ce soir : 
https://www.facebook.com/events/581578442003885/
18h-22h, Maison de quartier Maison-Blanche
41 bd des Bouches-du-Rhône, REIMS

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14 février 2016

concert 25-02-16

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18 décembre 2015

IMPORTANT :
Ce site présente notre association, les idéaux antifascistes que nous défendons. Vous y trouverez également les supports (brochures, affiches, stickers, CD...) que nous diffusions, ainsi que nos principaux communiqués et rendez-vous. MAIS, il ne recense pas l'ensemble de nos initiatives et réactions face à l'actualité. 
Pour retrouver toute l'actualité antifasciste locale, inscrivez-vous à notre newsletter et/ou consultez notre page Facebook : https://www.facebook.com/reims.cla

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REGIONALES – BILAN ET PERSPECTIVES POUR L'ANTIFASCISME

Une victoire contre le FN a été remportée mais pas la guerre

Victoire ou non-défaite ? Quoiqu'il en soit le FN ne dirigera aucune Région. Et la hausse record de la participation au second tour (1er tour : 47,91%, 2nd : 53,36%) est réconfortante dans le sens où elle indique qu’une majorité de FrançaiSEs considèrent toujours que le FN n’est pas un parti démocratique. L’appel national a un front républicain a fonctionné, localement et nationalement, mais ne s’attaque pas à la racine du mal. Cette politique d’évitement ne peut fonctionner au long court, les politiques doivent se remettre en question et proposer de vrais projets de société et non jouer avec les peurs, essayer coûte que coûte de récupérer l’électorat du FN.

Mais ce n’est pas qu’aux Politiques de se remettre en cause. C’est aussi à nous touTes de se (re) mobiliser, d’intensifier nos efforts afin faire reculer l’extrême-droite et ses idées (voire propositions en fin de communiqué).

Avant toute analyse, revenons sur le contexte de ces élections, particulier à bien des égards :

  • Nous étions appelés à voter pour de nouvelles régions, aux contours contestés par beaucoup ; régions qui n’ont pas encore d’existence juridique de surcroît

  • Le mode de scrutin était à la proportionnelle avec prime majoritaire et non proportionnelle complète comme aux régionales précédentes.

  • La période choisie, juste avant les fêtes de fin d’année, était aussi inédite et peu propice à la mobilisation

  • L’actualité, le climat de peur lié aux récents attentats et à l’instauration d’un état d’urgence, pouvait rebattre les cartes tant en termes de participation que d’orientation des voix. (Il est d’ailleurs encore difficile de jauger de l’influence de ces événements sur le vote des FrançaiSes).

  • Les campagne des élections locales prennent souvent des accents nationaux. Mais l’épisode de l’entre-deux tour avec les pontes du PS qui demandent à Jean-Pierre Masseret de se retirer, a complètement relégué à la cave les programmes pour la Région, le Grand Est est devenu un enjeu national sur fond de psychodrame

  • En choisissant de placer en tête de liste Florian Philippot, cette élection avait valeur de test pour le FN . Bras droit de Marine Le Pen, il a introduit un courant souverainiste au sein du FN. (Les résultats des régionales auront probablement des conséquences dans l’organisation du parti).

 

Une élection inédite, mais un résultat devenu classique : le FN poursuit sa progression

Le FN bat un nouveau record sur le plan national, que ce soit en pourcentage ou en voix, dépassant les 6,4 millions de voix de la dernière présidentielles. Il renforce son implantation locale avec l’élection de plusieurs centaines de conseillers régionaux (46 sièges FN sur 169 pour le Grand Est). 

Si en Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, Florian Philippot recueille un pourcentage à peine supérieur au 2nd tour (36,08% contre 36,07%), le FN progresse toutefois de 150.000 voix ! Nouvelle preuve que l’on ne peut plus analyser le vote FN comme un simple vote de contestation, de mise en garde du gouvernement en place. Il y a bien une adhésion aux thèses du FN.

Le vote FN n’est pas uniformément réparti dans les départements du Grand Est, mais atteint partout un niveau très inquiétant. Il s’échelonne de 33,77% en Meurthe-et-Moselle à 42,28% en Haute-Marne.

Au premier comme au second tour, la Meuse, la Haute-Marne et l’Aube place le FN au-delà des 40%. Le FN s’enracine dans ces départements en proie à des difficultés économiques et à une désertification rurale,  composés d’une population vieillissante, exposée au déclassement. Notons que c’est à Brachay, village de Haute-Marne que le FN recueille son meilleur score national avec 87% des voix.  Il faut dire que Marine Le Pen a choisi ce village d'une 60aine d'habitantEs comme symbole de ce qu'elle appelle « La France des oubliés », elle y avait fait notamment son discours de rentrée le 29 août dernier.  Si le FN a fait un travail de proximité payant dans les petits et très petits villages (parfois la seule affiche sur les panneaux électoraux était celle du candidat FN), il arrive aussi en 1ère position à Saint-Dizier (avec 43,37%).

Les Ardennes, terre ouvrière, suit de peu en attribuant 38,80% au FN. Le parti d'extrême-droite semble s'implanter durablement dans la Vallée de la Meuse. Même Nouzonville, bastion historique de la gauche, accorde 39% au FN.

Si la Marne résiste mieux (37,2%), le FN progresse de plus de 14.500 voix entre les 2 tours. Il arrive en tête dans 3 villes : Mourmelon-le-Grand (51,71%), Fismes (45,64%) et Vitry-le-François (41,12%) et culmine à 51,18% dans le canton de Sermaize-les-Bains. 
Les grandes villes de la Marne, Châlons-en-Champagne (32,62%), Epernay (32,73%), Reims (29,37%) et son agglomération, résistent mieux au FN. Malgré tout, il y a des disparités révélatrices au sein même de ces villes. A Reims, le centre-ville s’est tourné majoritairement vers la droite au détriment de l’extrême-droite. Parallèlement on constate des pics de votes frontistes dans les quartiers populaires d’Orgeval, Europe, Chemin-Vert, Neuvillette, Croix-Rouge, Châtillons ou encore Maison Blanche. Si le monde rural a moins bien résisté que les villes, le vignoble que l’on disait acquis au FN, mérite une analyse plus fine. Il est tacheté de pics au-dessus de 40% mais certaines communes sont en-dessous de la moyenne départementale.

Le pourcentage de votes FN est fort chez nos voisinEs axonaiSEs (46,24 %), mais l'analyse est similaire. Dans l'Aisne, on distingue de la même manière « un vote des villes et un vote des champs ». Petite lueur d’espoir :  les habitantEs de Villers-Cotterêts (ville gérée par le maire frontiste Franck Briffaut depuis mars 2014) n'ont pas renouvelé  au 2nd tour leur confiance au FN, qui rétrograde en seconde position.

 

Et Maintenant ?

Il faut agir maintenant sans attendre les prochaines échéances électorales. Qu'importe que Le Pen reste sur le trottoir de l'Elysée en 2017, si ses idées y ont pénétré et sont mises en œuvre par des politiques de droite ou de gauche.

La réponse électoraliste ne peut être suffisante. Le barrage électoral républicain n'a jamais réussi à enrayer la progression du FN, ni dans les urnes, ni dans les têtes. Les partis qui composent ce barrage n'ont pas pu, ni voulu, empêcher les crises multiples du système. Avec les difficultés des mouvements sociaux à imposer leurs revendications, le FN a bénéficié de la colère et du dés-abus populaire. Le FN progresse lorsque les mouvements sociaux échouent. Mais la réciproque est vraie. La mise à distance réelle du Front National passera par la reprise des luttes sociales.

Nous continuerons d'informer et dénoncer les thèses et pratiques de l'extrême-droite et ne participerons d'aucune manière à sa banalisation. Ses scores, son relooking sémantique ne légitimeront jamais son idéologie de haine, nous réaffirmons que le FN n'est pas un parti comme les autres. Mais nous réaffirmons aussi qu'il ne faut pas s'arrêter à ce combat idéologique. Il faut s'attaquer parallèlement au terreau sur lequel l'extrême-droite prospère : une société génératrice d'exclusion, un climat de peur entretenu, le chômage et la précarité qui déchirent le tissu social,  la perte de repères, l'effritement du monde associatif et syndical... Pour combattre le FN, il faut défendre les projets de société au service de la liberté, de l'égalité, de la justice sociale et climatique.

Concrètement, nous pouvons touTes agir à notre échelle que ce soit dans notre quotidien (en échangeant avec nos voisinEs, en participant à la vie de notre quartier...), au travail, en descendant dans la rue, en soutenant des projets, en rejoignant une association, un syndicat...  
Et pour celles et ceux qui ne voient toujours pas comment participer, aller faire un tour sur notre site Internet (www.clareims.canalblog.com) ou mieux venez en discuter avec nous, nous avons plein de projets en cours. 

 

 

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06 décembre 2015

Communiqué de 06/12/15

Nous nous battons contre des idées avant de nous battre contre un parti.

Aussi, nous ne nous attarderons pas sur les résultats du premier tour des Régionales (35% FN, 26% LR, 16,7%PS en Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine) ou sur les tractations pour le second tour. Bien sûr, le pourcentage de votes FN est de mauvais augure pour l’avenir de notre nouvelle région à la sortie de ces élections.

Nous restons optimistes et conscients que le Front National ne représente pas près de 30% de la population française. La grande gagnante de ce premier tour est de nouveau l’abstention.

Mais nous souhaitons quand même nous adresser aux trop-optimistes.

A celles et ceux, qui pensent que le danger se situe en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d ‘Azur mais pas chez nous, à celles et ceux qui croient qu’il y aura toujours un sursaut républicain pour éviter le danger, nous rappelons qu’il s’agit d’un scrutin proportionnel. Et si le FN ne remporte pas la Région Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, il comptera bon nombre d’élus pour défendre leur programme.

A celles et ceux, qui pensent que ce serait « éducatif » que le FN remporte plusieurs régions, que cela éviterait que le FN remporte les Présidentielles de 2017, nous rappelons que c’est ce que nous entendions lorsque l'extrême-droite a remporté une 15aine de villes en 2014 . Malgré les affaires, les promesses non tenues, la stigmatisation de la population étrangère ou d’origine étrangère, les attaques envers le milieu associatif et culturel dans ces villes, nous sommes aujourd’hui en train de nous demander combien ils vont remporter de grandes régions : 3, 4, 5, 6 ?   

A celles et ceux, qui loin d’être tentés par le FN, pensent toutefois que le parti est moins dangereux aujourd’hui que lorsqu’il était dirigé par Jean-Marie Le Pen, nous leur demandons de regarder les faits, et notamment les récentes prises de position du FN en tant qu’élus de l’opposition. Nous vous avons régulièrement informés des votes des conseillers FN à la municipalité de Reims et à l’inter-communauté, Justice et Liberté en a fait de même en Alsace, ainsi que d’autres organisations antifa basées à travers  le territoire de l’Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine. Vous pourrez y retrouver tous les détails sur nos sites Internet respectifs.

Il ne suffit pas de déclarer que l’on n’est plus un parti d’extrême-droite mais un parti anti-système pour que cela devienne vrai. D’ailleurs le FN fustige un UMPS qu’il accuse de tous les maux, mais lorsqu’il lui est donné l’occasion de voter, ses élus suivent la plupart du temps la majorité sans sourciller, au mieux ils s’abstiennent. Evidemment les élus FN montent aux créneaux lorsqu’il s’agit de subvention à des associations liées à l’accueil ou l’intégration des étrangers, ils ne manquent jamais l’occasion de faire des amalgames entre terrorisme, musulmans et réfugiés, ils s’énervent lorsqu’on parle de Culture actuelle. Ils mettent en avant leur seul vrai programme : la préférence nationale et les traditions.

 

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